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 Sarko, chanoine, au Vatican (avec Bigard !!!)

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Olivier

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MessageSujet: Sarko, chanoine, au Vatican (avec Bigard !!!)   Sam 12 Jan - 22:54

Sarkozy emmène Bigard au Vatican
Par CharlyBishop, Nopasaran

>> Dans Le Pacha, splendide film pop de Georges Lautner avec Gabin, André Pousse, sombre canaille à chapeau mou et costard cintré disait, par la grâce des dialogues de Michel Audiard: "On n'emmène pas ses saucisses quand on va à Strasbourg". Sarkozy, lui, quand il va au Vatican, il emmène Bigard...

L'humour à la française...L'humour à la française...
Le sens du décalage poussé à l'extrême. Et pas de complexe! Serrer la louche à Benoît XVI, OK, mais en présence de Jean-Marie Bigard! Bigard, l'homme qui a réconcilié l'humour et la triperie industrielle. Bigard, celui qui bourre Bercy. Bigard l'homme qui porte des jeans qui lui moulent bien ses énormes couilles. Bigard, l'humour à la française. Bigard, l'ami de Brice Hortefeux et du président. Une des ses nombreuses cautions culturelles avec Mireille Mathieu, Doc Gyneco, Christian Clavier, Enrico Macias, Didier Barbelivien et désormais Carla Bruni...

Bigard au Vatican? Mais bigre, quelle mouche a donc piqué Sarkozy? C'est que celui qui présente sur ses affiches un gros plan de son slip bien rempli, serait, paraît-il, dans le privé, un homme charmant, affable, attachant et surtout riche d'une puissante spiritualité. Bigard serait même devenu religieux. Il prierait plusieurs fois par jour depuis qu'il a traversé de douloureuses épreuves personnelles. Un être complexe donc que ce Bigard. Derrière le fantaisiste beauf qui est à l'art comique ce que Sardou est à la chanson, se cacherait en réalité un homme sensible et pénétré par le doute. C'est beau comme un article de Points de vue...

En invitant ce personnage pour son voyage officiel au Vatican, que cherche donc à nous dire Nicolas Sarkozy? Quel message cherche-t-il à faire passer? Que, président moderne s'il en est, s'il est tenu, par sa fonction, de se prêter à des rituels désuets comme celui qui fera de lui le chanoine honoraire de la basilique de Saint-Jean de Latran en vertu d'une tradition qui remonte à Henri IV, Nicolas Sarkozy est avant tout un homme d'ouverture. Après avoir marié Christine Boutin et Fadela Amara, il sera le trait d'union entre Benoît XVI et Jean-Marie Bigard!

Dès lors, deux questions se posent: Entre Sarkozy et Bigard, lequel est le plus vulgaire? Et surtout, comment on dit bite en latin?

http://www.lejdd.fr/cmc/blogs/200751/sarkozy-emmene-bigard-au-vatican_80905.html
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Olivier

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MessageSujet: Re: Sarko, chanoine, au Vatican (avec Bigard !!!)   Sam 12 Jan - 23:24

Barkozy plane dans sa bulle papale

Visite. A Rome, le chef de l’Etat défend la place de l’Eglise dans la société.
De notre correspondant à Rome ÉRIC JOZSEF
QUOTIDIEN : vendredi 21 décembre 2007

Elles ont l’habitude des révélations. Mais les petites sœurs religieuses françaises de Rome étaient malgré tout surprises et enthousiastes hier de la visite de Nicolas Sarkozy au Vatican et à Saint-Jean-de-Latran, où le Président français est venu prendre possession de son titre d’«unique chanoine honoraire» de la basilique, décerné à tous les chefs d’Etat français depuis Henri IV. L’occasion pour le Président de rencontrer le matin le pape Benoît XVI à Saint-Pierre, puis de prononcer avec force un discours sur la place de l’Eglise et des catholiques dans la société. S’il n’a pas franchi le seuil de la basilique à cheval, comme le voulait autrefois la tradition, le locataire de l’Elysée a tout de même provoqué les applaudissements des nonnes et d’une partie de l’assistance lorsqu’il martelé, sans oublier les autres «grands courants spirituels», que «les racines de la France sont essentiellement chrétiennes». «Je m’attendais à un discours conventionnel, il a exprimé ses propres positions», se félicite le vieux cardinal jésuite Albert Vanhoye. «Il a parlé de la nécessité de la transcendance et de l’apport de l’Eglise catholique dans la société. Comme président de la République française, il ne pouvait aller plus loin.»

«Paix civile». Dans les palais pontificaux, les propos sur la «République laïque [qui] a sous-estimé l’importance de l’aspiration spirituelle» ou «le besoin de la France d’avoir des catholiques convaincus qui ne craignent pas d’affirmer ce qu’ils sont et ce en quoi ils croient» ont en tout cas fait sensation. Tout en rappelant que «la laïcité est également un fait incontournable dans notre pays» et qu’elle est «devenue une condition de la paix civile», Sarkozy, un brin crispé au début de son allocution dans la salle où fut signé en 1929 le concordat entre l’Italie et le Vatican, a insisté : «J’appelle de mes vœux l’avènement d’une laïcité positive […] qui ne considère pas que les religions sont un danger mais plutôt un atout.»

Du pain bénit pour Joseph Ratzinger, qui mène croisade contre le «relativisme». Entre les deux hommes, l’entrevue au Vatican a duré vingt-cinq minutes au cours desquelles le président français a remis au pape deux éditions inédites de Georges Bernanos et son propre ouvrage sur la République et les religions. Le chef de l’Etat n’a pas manqué l’occasion de présenter longuement au souverain pontife ses collaborateurs, dont Henri Guaino et Max Gallo, ou encore le prêtre des banlieues Guy Gilbert («Sarkozy, c’est mon pote») et l’humoriste Jean-Marie Bigard. Le spécialiste des «lâchers de salopes» était aussi ému que son ami le Président : «Si je suis là, c’est parce qu’il sait que je prie dix fois par jour. Il a dit au pape que j’étais un homme bien et que je remplissais le stade de France.» Le pape a apprécié. «Ils m’accompagnent autour du monde mais ils ne sont pas toujours gentils avec moi!», a enchaîné Nicolas Sarkozy avant d’emmener sa petite troupe manger un plat de tagliatelles dans un restaurant huppé de la ville.

Silhouette. Au Vatican, personne n’a osé évoquer la vie sentimentale du Président. «C’est la France que l’on reçoit aujourd’hui», s’est énervé le cardinal Poupard. «Il est divorcé ? C’est tellement courant que cela ne scandalise plus personne», a dit un prélat. Mais la petite foule de Romains devant le restaurant n’a pas eu ces égards, guettant en vain l’éventuelle silhouette de Carla Bruni. «Monsieur le Président, avez-vous commencé à apprendre l’italien ?», interroge une jeune femme. «La presse italienne s’intéresse ces jours-ci beaucoup à moi ?, feint le chef de l’Etat, sourire en coin. J’ai toujours aimé l’Italie, son ciel bleu.» Et le mélange des genres. La mère de Carla Bruni était, semble-t-il, dans les jardins du Vatican pendant que le Président s’entretenait avec le pape.

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/299499.FR.php
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Olivier

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MessageSujet: Re: Sarko, chanoine, au Vatican (avec Bigard !!!)   Sam 12 Jan - 23:38

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Olivier

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MessageSujet: Re: Sarko, chanoine, au Vatican (avec Bigard !!!)   Sam 12 Jan - 23:39

26 décembre 2007

François Bayrou dénonce le "retour, qu'on croyait impossible en France, du mélange des genres entre l'Etat et la religion."

Dans un entretien donné au Figaro le 26 décembre 2007 , François Bayrou revient sur le discours du président de la République prononcé à Saint Jean-de-Latran : "Quand on a besoin d'un adjectif, c'est qu'on veut changer le sens du mot. Il y a dans le discours prononcé à Saint-Jean-de-Latran quelque chose de profond, passé à peu près inaperçu, une remise en cause de la conception de la laïcité républicaine autour de laquelle, depuis la Libération, la France s'est construite". Le président du Mouvement démocrate livre une vision exigeante du modèle français de laïcité : "L'idée qui fonde la démocratie, c'est la vision géniale que Pascal a exprimée de la distinction des ordres : il y a l'ordre du pouvoir, l'ordre de la religion et l'ordre de la science."

LE FIGARO. Que pensez-vous du concept de «laïcité positive» défendu par Nicolas Sarkozy ?


François BAYROU. Quand on a besoin d'un adjectif, c'est qu'on veut changer le sens du mot. Il y a dans le discours prononcé à Saint-Jean-de-Latran quelque chose de profond, passé à peu près inaperçu, une remise en cause de la conception de la laïcité républicaine autour de laquelle, depuis la Libération, la France s'est construite. S'exprimant comme président de la République, il introduit la notion de «racines essentiellement chrétiennes» de la France, oubliant le grand mouvement d'émancipation des Lumières. Il affirme que la République a «intérêt» à compter beaucoup de croyants. Il demande aux religions, toujours dans «l'intérêt» de la République, de fonder la morale du pays. C'est le retour, qu'on croyait impossible en France, du mélange des genres entre l'État et la religion. Ce mélange des genres n'a jamais produit de bons fruits, je le dis comme citoyen, et je le dis aussi comme chrétien de conviction.

Est-ce une erreur de parler d'espérance quand on fait de la politique ?


La République n'a pas à sous-traiter l'espérance aux religions. La République est en charge de réaliser un monde meilleur, et pas d'inviter à l'attendre. Cette conception sociologique de la religion, fournissant «l'espérance» qui fait que les peuples se tiennent tranquilles et respectent les règles établies, on croyait qu'elle était loin derrière nous ! Ce n'est pas autre chose que «l'opium du peuple» que dénonçait Marx. C'est un leitmotiv chez Nicolas Sarkozy, notamment quand il a parlé des bienfaits de la présence de l'islam pour pacifier les banlieues. En réalité, l'espérance religieuse et l'espérance civique ne sont pas de même nature. Elles ne sont pas du même monde. Au demeurant, la foi, ce n'est pas seulement l'espérance, ce n'est pas seulement pour l'avenir. C'est pour le présent, c'est voir le monde et voir l'autre dans une certaine lumière qui les révèle et les grandit. C'est en cela qu'il existe un humanisme chrétien.

La République doit-elle prendre en compte ce que Nicolas Sarkozy appelle l'«aspiration spirituelle» de l'être humain, qui existe selon lui chez chacun de nous ?


L'aspiration spirituelle est un mouvement précieux de l'être humain. Sur ce point, je suis d'accord avec Nicolas Sarkozy. La société doit la respecter. Mais lorsqu'on suggère que la morale républicaine doit se fonder dans les religions, on change d'approche. D'abord, il ne revient à aucune autorité civile de trancher ainsi une question de conscience. Il est aussi anormal de voir un président dire qu'il faut se référer à la religion que d'en voir un autre affirmer qu'il faut rejeter toute religion. Cette orientation, dans un sens ou dans un autre, n'est pas dans ses compétences. De surcroît, en tenant ce discours dans une société plurireligieuse, on pré­pare les conditions d'un affrontement entre les différentes religions. Car, quand elles se contredisent, qui décidera qu'une religion est supérieure à une autre dans le domaine de la morale et des valeurs ?

Quelle est votre conception de la laïcité ?


Celle de Jules Ferry. Quand Nicolas Sarkozy dit que «jamais l'instituteur ne pourra remplacer le pasteur ou le curé» dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, parce qu'il lui «manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance», il exprime exactement le contraire du message de Jules Ferry. La morale de l'instituteur n'est pas inférieure à celle du prêtre. Pour Jules Ferry, elle est la morale universelle au genre humain, qui prend garde à ne choquer aucune des familles qui confient leur enfant aux maîtres. La laïcité est un bien très précieux que la France a su définir avant et mieux que les autres. Elle détermine un espace public à l'intérieur duquel on ne fait pas intervenir la religion par l'autorité du dogme, et un espace intime, familial, où chaque être humain cultive des convictions, une vision du monde, qu'il ne peut imposer aux autres. L'idée qui fonde la démocratie, c'est la vision géniale que Pascal a exprimée de la distinction des ordres : il y a l'ordre du pouvoir, l'ordre de la religion et l'ordre de la science. Le pouvoir doit garantir la liberté de prier et la liberté de penser dans les deux autres ordres. Mais l'homme n'est libre que si on empêche toute interférence entre ces ordres distincts. De la même façon, quand Nicolas Sarkozy établit un parallèle entre la vocation religieuse et sa vocation présidentielle, il mélange ce qui ne doit pas l'être.

Cela vous choque ?


Oui. En outre, c'est un paradoxe troublant que celui d'un pouvoir qui affiche chaque fois qu'il le peut sa complaisance avec le matérialisme financier et, en même temps, souhaite faire de la religion une autorité dans l'espace public. Cela s'est déjà produit dans l'histoire. Aujourd'hui, par exemple, chez Bush. Et cela, les citoyens républicains, laïques aussi bien que chrétiens, ne peuvent l'admettre : ils ont quelque chose en commun, c'est le «rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu».


Propos recueillis par Judith Waintraub, Le Figaro, 26 décembre 2007

http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/bayrou-laicite-lefigaro-261207.html
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